- Le coin du contrapétiste -

La noce d’un pur

Comme toute femme, elle désirait l’alliance au fond. Aussi, après que le curé eut parlé de vierge offensée et après avoir parlé de Vérone dans son e-mail, eut-il l’honneur, tenant son gant à la main et avec des propos flous, de la demander en mariage :
- Avec moi, affirmait-il, si vous voulez la noce, vous ne vous heurteriez pas à un mur.
Elle l’ouï sans rager ; puis s’étant fait promettre plus qu’une tasse elle considère tendrement ce doux feu qui la noue et ne peut pas opposer un non trop sec à une offre de Canat. Aussitôt, elle prépare son trousseau en rêvant au bal : abandonnant les nippes elle se mit à piquer, tricota des pulls et cousu des robes. Elle voulait pour ses noces une tenue belle à croquer.

Si l’on ne voit pas de rustre à la noce, l’oncle un peu éméché dont l’entrain gène tient des propos chauds et incandescents (voir la bouteille) ; la tante, vieille bique qui arbore une tenue toute fripée prend part à la danse ; le cousin poète offre « quelques pages pour votre marine. » Même les grands pères prennent un air mutin ! Le garçon d’honneur est un petit moutard dont l’habit rose provoque quelqu’improvisations fêlées.

Dans son frac, le marié a une bouille incroyable « … mais pas trop ! » espère la mariée qui sait qu’avec l’Epoux elle touche au but.





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